C.30. Cities and Thrones and Powers

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                             Villes, Trônes, Puissances (1906)

Puck of Pook’s Hill
Présentation du recueil / Sommaire des poèmes
Poème liminaire de la nouvelle
A Centurion of the Thiertieth qui s’achève par le poème : A British-Roman Song.
Dans la nouvelle, Dan et Una rencontrent un Romain né sur l'ïle de Wright qui leur raconte l'occupation romaine et la lutte contre les Pictes contenus pas le mur d’Hadrien.
Kipling associe l’empire de Rome et l’empire britannique qui, porteurs de civilisation, n'en sont pas moins mortels. Le « cycle » des Empires et des hommes s’exprime ici dans un poème accessible aux enfants lecteurs de Puck, mais dont le sens politique et philosophique doit apparaitre aux adultes.En 1906 cette question de la "fin" des empires coloniaux associés à la "civilisation" ne se pose pas qu'à Kipling, ni à l'Angleterre.

Traductions : traduit en vers par J. Vallatte, 1930
Puck, lutin de la colline. une erreur d’édition dans la réédition en 10:18 ne distingue pas ce poème de celui qui clôt la nouvelle précédente. Le titre est traduit par : Empires, Trônes, Villes. (Voir plus bas)
: Traduit en vers par J.C Amalric,La Pléiade,1996.
Puck, de la colline au Lutin, Le titre est traduit par : Cités, trônes, empires


Villes, Trônes et Puissances
Se dressent dans l'œil du Temps,
Presque aussi longtemps que les fleurs,
Qui meurent chaque jour :
Mais, comme de nouveaux bourgeons s’élancent
Pour réjouir de nouveaux hommes,
De la terre épuisée et négligée,
Les villes se dressent à nouveau.

La Jonquille de cette saison,
Elle n’entend jamais
Quel changement, quel hasard, quel froid,
Ont fauché celle de l'année dernière ;
Mais avec un visage audacieux,
Et un savoir mince,
Elle estime ses sept jours d'existence
À perpétuité.

Ainsi, le Temps, qui est trop généreux
pour tout ce qui existe,
nous décrète aussi aveugles
et audacieux qu'elle :
que dans notre mort même,
et notre tombe certaine,
L’ombre à ombre, bien persuadée, proclame :
« Voyez comme nos œuvres perdurent ! »

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Traduit en vers par J. Vallatte,1930 Puck, lutin de la colline. Une erreur d’édition dans la réédition en 10:18 ne distingue pas ce poème de celui qui clôt la nouvelle précédente.

Empires, Trônes, Villes
A peine autant
Durent que fleurs fragiles
Aux veux du Temps
Naissent de neuves tiges :
D'autres humains
Verront sortir de ce sol qu'on néglige
D'autres Cités demain.

Au printemps, le Narcisse
Sait-il l'hiver,
Les hasards qui flétrissent
La fleur d'hier
Non : la mine hardie
Et l'esprit vain,
Il s'imagine que sept jours de vie
Doivent durer sans fin.

Le Temps, pour tous les êtres
Compatissant,
Aveugles nous fait naître
Et suffisants
Et quand la mort cimente
Notre tombeau,
Nos fantômes leurrés entre eux se vantent
Leurs immortels travaux

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Cities and Thrones and Powers
(A Centurion of the Thirtieth)

Cities and Thrones and Powers
Stand in Time's eye,
Almost as long as flowers,
Which daily die:
But, as new buds put forth
To glad new men,
Out of the spent and unconsidered Earth,
The Cities rise again.

This season's Daffodil,
She never hears
What change, what chance, what chill,
Cut down last year's;
But with bold countenance,
And knowledge small,
Esteems her seven days' continuance
To be perpetual.

So Time that is o'er-kind
To all that be,
Ordains us e'en as blind,
As bold as she:
That in our very death,
And burial sure,
Shadow to shadow, well persuaded, saith,
"See how our works endure!"

 

2 réponses à « C.30. Cities and Thrones and Powers »

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