C.06. Carmen Simlaense

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                                             Carmen simlaense(1885)
Ballade de la fin de Saison

Civil and Military gazette>Outward Bound Edition
Le poème fait partie d’une série de ballades ayant pour cadre Simla, capitale d’été du gouvernement britannique et villégiature où les Anglais se réfugiaient pour la «saison» mondaine entre mai et septembre pour échapper à la chaleur des plaines.
Le titre fait référence à
Carmen Saeculare du poète latin Horace (-65 à 8) Chant séculaire en l’honneur d’Auguste. Voir une autre utilisation : Carmen Circulare
Plusieurs poèmes sont consacrés à la saison à Simla et à la vie mondaine et sentimentale :
A ballade of Jakko Hill
The Plea of the Simla Dancers
As the Bell Clinks
Break up : « rupture » fin de la saison à Simla
"Les heures dites petites": après minuit
Annandale : Vallée boisée près de Simla.
Peliti’s : célèbre café de Simla.
"L’appel" : traduction " the call" Rituel des visites avec échanges de cartes de visite.
Deodar : cèdre de l’Hymalaya.
Saul : référence biblique. Kipling Society donne Samuel 16:11 en référence à la possession de Saul, mais je ne trouve pas la référence... Plutôt 26:5-7 ? David entre dans la tente de Saül endormi pour le tuer ?
Shroff : prêteur, usurier.
Tonga : calèche.
Réception : traduction de Levee : réception officielle, formelle.
« Les petites passions à deux sous » traduction de Tuppeny < Two penny

Carmen Simlaense
Ballade de la fin de Saison

J'ai dansé jusqu’à ce que mes chaussures soient usées
De dix heures jusqu’aux heures dites petites ;
J'ai galopé avec la Beauté au petit matin,
Le soir j’ai fait la cour au bal.
Des Amours Légères pendant cinq mois furent mon lot,
De lourdes factures et de longs crédits qui m'effraient
Quand je fais le compte de l’addition.
Seigneur ! À quoi bon tout cela

Adieu aux roses d’Annandale—
Aux douces conversations au crépuscule sur le Mall ;
Adieu à une saison qui s'achève,
A Peliti's, au Club et à l'Appel !
Aux pins qui gémissaient pendant nos jeux,
Aux deodars sombres et hauts—
Aux divertissements de la nuit et du jour.
Seigneur ! À quoi bon tout cela ?

Je m'assieds sur ma malle bombée
(Comme autrefois Saul gisait dans l'obscurité de sa tente),
Et je m’écris ce canto cynique,
À l'encre de la dérision et du fiel,
En pensant à l'argent que je dois emprunter
À cet excellent shroff, Bunsee Lal,
Et à la tonga que j'ai réservée pour demain.
Seigneur ! À quoi bon tout cela ?

Les petites passions à deux sous,
Les réceptions, les cérémonies et les festins,
Les charmeuses qui nous envoûtaient
Pendant un mois, ou quinze jours au moins,
D'octobre à avril, je suis délivré :
De l’Olympe, dans l’Hadès je tombe
Et vu les factures dans mon dossier, vous m'étiez chères !
Seigneur ! A quoi bon tout cela ?

L'ENVOI
Princesse ! C'était agréable de se rencontrer ;
(Les amours s'estompent, les congés prennent fin, la neige tombe)
Et je me tourne vers les Plaines à nos pieds
Loin du vacarme, de la promenades et du bal ;
Loin d'une saison qui touche à sa fin,
Loin des flirts qui lassent et ennuient,
Et je me demande, alors que je descends :
Seigneur ! À quoi bon tout cela ?


Carmen Simlaense
A Ballade of the Break Up
1
I've danced till my shoes are outworn
From ten till the hours called small;
I've cantered with Beauty at morn—
At even made love at the ball.
Light Loves for five months were my lot,
Heavy bills and long ‘ticks’ that appal
Me when counting the cost of the shot.
Lord! What was the good of it all?
2
Good-bye to the Annandale roses—
Sweet talks in the dusk on the Mall;
Adieu to a season that closes—
Peliti's, the Club, and the call!
To the pines that moaned over our playtime,
The deodars sombre and tall—
Diversions of night and of daytime.
Lord! What was the good of it all?
3
I sit on my bulgy portmanteau
(As once in his tent-gloom lay Saul),
And I write me this cynical canto,
In the ink of derision and gall,
As I think of the cash I must borrow
From that excellent shroff Bunsee Lal,
And the tonga I've booked for to-morrow.
Lord! What was the good of it all?
4
Of tuppenny passions and small,
Of Levee and function and feast,
Of charmers that used to enthral
For a month, or a fortnight at least,
From October to April I'm clear—
From Olympus to Hades I fall.
By the bills on my file, ye were dear!
But what was the good of it all?
L'ENVOI
Princess! It was pleasant to meet;
(Loves fade, and Leave ends, and snows fall)
And I turn to the Plains at our feet
From the racket, the ride and the ball;
From a season that comes to a stop,
From flirtations that weary and pall,
And I wonder, as downward I drop:
Lord! What was the good of it all?

3 réponses à « C.06. Carmen Simlaense »

  1. […] séculaire : chant religieux qui ouvre les jeux séculaires. Utilisé également pour le poème : Carmen SimlaenseKipling joue sur le mot circulare pour désigner les roues. Dellius : Odes II,3 : Garder l’esprit […]

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  2. […] poèmes sont consacrés à la saison à Simla et à la vie mondaine et sentimentale : Carmen SimlaenseThe Plea of the Simla DancersAs the Bell ClinksTiffin : déjeuner légerA.D : Anno DominiRickshaw : […]

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  3. […] Simla et à la vie mondaine et sentimentale : A ballade of Jakko HillThe Plea of the Simla DancersCarmen SimlaensaeTonga: calèche à deux chevauxTonga bar : palonnier, timon partie centrale de l’attelage et des […]

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