Un Pouvoir supérieur(1882)
Sundry Phansies
Poème de jeunesse en lien avec son amour malheureux pour « Flo » Garrard. Il n’a pas été publié par Kipling.
Kipling a 16 ans quand il écrit ce poème. Quelle puissance, quel pouvoir peut être cet homme /dieu caché furtif, violent et fugace ?
Sonnet anglais de 14 vers irrégulier. La présentation française aurait marqué les deux quatrains et les deux tercets.
Traduction : sauf erreur, ce poème n’a pas été traduit en français.
Un homme fort arpentant les sables brûlants,
Sans armure, seulement des mains nues et dures
Pour saisir et pour tuer — Malheur à toi
Si tu le rencontres en ville ! Malheur !
Dans les champs, là où sont les vagues salées.
Car nul n’est assez fort pour le terrasser,
Et il est plus rapide que toutes les âmes qui se cachent
De lui dans les déserts arides et lointains. —
Ils ne trouvent aucun répit — Venant à pas feutrés,
Il les abat, s’enfuit et les laisse là,
Sans provoquer la pitié du peuple, tandis qu’avec les yeux
Protégés par la main, ils se tournent vers la campagne dénudée,
Suivant avec émerveillement et une triste surprise
Le nuage doré qui cache un dieu fugace.
A Dominant Power
A strong man pacing over burning sands,
Having no armour, only hard, bare, hands
To hold with and to slay with—Woe betide
If thou shalt meet him in the city! Woe!
If in the fields, or where the salt waves are.
For there be none so strong to lay him low,
And he is swifter than all souls that hide
From him in deserts barren and afar.—
They find no respite—Coming softly shod,
He smites them down, and flees and leaves them there
Unpitied of the people, while with eyes
Hand shaded, turn they on the country bare,
Tracing with wonder and a sad surprise
The golden cloud that hides a fleeting god.
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