D.29. Discovery

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                                                     Découverte (1882)

Poème de jeunesse jamais publié par Kipling.
Ecrit sur le modèle d’un sonnet Shakespearien en 14 vers, mais la rime est irrégulière. La « résolution » apparait bien dans le distique final.

Traduction : Sauf erreur, ce poème n’a pas encore été traduit en français.

Langue d’argent : éloquence

Découverte

Nous le trouvâmes dans les bois — elle et moi —
Mort était notre Maître à la langue d'argent,
Mort, lui que nous croyions si fort qu'il ne pouvait mourir,
Mort, sans flèche tirée, l'arc détendu.
Et autour de la grande lame grise que tous redoutent
S'enroulait le liseron blanc comme de la cire,
Et le tranchant acéré, qui jadis s'abattait durement sur nous,
Était émoussé, entaillé et rouillé de jaune et de rouge.
Et lui, notre Maître, l’invaincu,
Gisait dans les orties de la forêt,
Les yeux ouverts, terribles, le visage immuable,
Tourné vers le haut, contemplant le soleil de midi.
Alors, tous deux, nous nous penchâmes sur notre vieux Roi mort,
Nous déliâmes nos mains et rendu notre cœur, notre foi et notre anneau



Discovery

We found him in the woodlands—she and I—
Dead was our Teacher of the silver tongue,
Dead, whom we thought so strong he could not die,
Dead, with no arrow loosed, with bow unstrung.
And round the great, grey blade that all men dread
There crept the waxen white convolvulus,
And the keen edge, that once fell hard on us,
Was blunt and notched and rusted yellow red.
And he, our Master, the unconquered one,
Lay in the nettles of the forest place,
With dreadful open eyes and changeless face
Turned upward–gazing at the noonday sun.
Then we two bent above our old, dead King,
Loosed hands and gave back heart and troth and ring.

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