H.How Fear Came

By

Pour voir l'introduction générale aux poèmes liminaires des chapitres du Second Jungle Book

1.How Fear Came

Comment vint la Peur (1894)

Pall Mall Budget> The Second Jungle Book> Songs from Books
Titres alternatifs :
How Fear Came to the Jungle, A Strange Tale of the Jungle
Le poème
The Law of the Jungle a été utilisé en poème liminaire dans les premières versions, placé ensuite à la fin de la nouvelle. Elle appartient au cycle de Mowgli : lors d'une intense sécheresse, le maître de la Jungle l’éléphant Hathi décrète la Trève de l'Eau pendant laquelle il est interdit de chasser au moment où les animaux se regroupent pour boire. Shere Khan vient s’abreuver alors qu'il vient de tuer un homme. Il dit que c’est la nuit où il en a le droit. Hathi raconte alors pourquoi dans un récit étiologique (récit des origines) la création de la Jungle et comment vint la Mort, puis la Honte, puis la Peur avec l’homme.
La nouvelle se termine par le poème
The Law of the Jungle



Le ruisseau s'est tari, le trou d'eau est à sec,
Et nous sommes camarades, toi et moi ;
La gueule fiévreuse et le flanc poussiéreux,
L’un bousculant l’autre le long de la rive ;
Et, immobilisés par une peur aride,
Nous renonçons à toute traque ou mise à mort.
Alors, sous sa mère, le faon peut voir,
Le loup maigre aussi soumis que lui,
Et le grand cerf, imperturbable, observe
Les crocs qui ont déchiré la gorge de son père.
Les mares sont asséchées, les ruisseaux sont à sec,
Et nous jouons comme des amis, toi et moi,
Jusqu'à ce que le nuage là-bas — Bonne Chasse ! — libère
La pluie qui rompt notre Trêve de l'Eau.


§§§§§§§§§§§§§§§

Traduction de L.Fabulet et R. D’Humières. Comment vint la crainte. Le Second Livre de la Jungle 1889

La mare est est à sec, les ruisseaux taris,
Vous et moi le soir nous sommes amis
Mufles enfiévrés et ventre poudreux,
Flanc contre flanc sur la berge tous deux,
Domptés par le même effroi dévorant,
Sans vouloir rêver de chasse ou de sang.
Lors le daim peut, sous la biche blotti,
Voir de près le loup plus maigre que lui
Et le grand chevreuil sans peur à compté
Les crocs sous lesquels son père est tombé.
La berge est à sec, les étangs taris,
Vous et moi ce soir nous sommes amis,
Jusqu’à ce que le nuage là-haut—
Bonne chasse à tous ! — délivre bientôt
L’averse qui rompt la Trêve de l’Eau

§§§§§§§§§§§§§§§§§§

How Fear Came

The stream is shrunk—the pool is dry,
And we be comrades, thou and I;
With fevered jowl and dusty flank
Each jostling each along the bank;
And, by one drouthy fear made still,
Foregoing thought of quest or kill.
Now ’neath his dam the fawn may see,
The lean Pack-wolf as cowed as he,
And the tall buck, unflinching, note
The fangs that tore his father’s throat.
The pools are shrunk—the streams are dry,
And we be playmates, thou and I,
Till yonder cloud—Good Hunting!—loose
The rain that breaks our Water Truce.


Laisser un commentaire