C.09. Cavaliere Servente

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                                                Cavaliere Servente(1894)
(Une Dame déplore la perte de son amant comme s’il était un chien de compagnie)

Echoes by two Writers
Publié avec le sous-titre :
A Lady laments the loss of her Lover under the similitude of a Lapdog
Inspiré d’un sonnet italien du XIIIe traduit par Rossetti, en remplaçant dans le titre "Falcon" par "Lapdog".
L’expression en italien qui donne le titre est employé dans l’Inde britannique et sans doute ailleurs pour désigner non seulement le « chevalier servant » mais également une relation entre un homme célibataire et une femme mariée plus âgée.
Kipling utilise l’expression dans la nouvelle
On the strenght of a Likeness, plain Tales from the Hills pour décrire une relation en fait beaucoup plus complexe.
Kipling utilise de formules archaïsantes et la structure du sonnet.
Lapdog : petit chien qu’on tient sur les genoux, chien de salon, toutou, par extension pour un humain servile.
Tara Devi : Temple sur les hauteurs de Simla, déesse de la compassion

Cavaliere servente
(Une dame déplore la perte de son amant comme s’il était un chien de compagnie)

Hélas, moi qui aimais tant mon petit toutou !
Tant l’aimais-je que je croyais que son cœur
Ne s'éloignerait jamais de l’empire de ma beauté,
Et ainsi, devenue sûre de lui, je devins insatiable.
Maintenant, il s'est enfui vers les montagnes. Je ne sais pas
Si les jeunes filles de Mussoorie l'ont enchaîné,
Ou si Tara Devi, drapée et sombre,
Entend ses dévotions envers une autre belle,
Et d'autres lèvres qui répondent tendrement.
Ah, mon petit toutou ! Je t'avais enseigné l'art ;
Je t'avais initié aux mystères du cœur des dames,
Et tu m'as rendu mes faveurs de manière cruelle,
Et rompant la chaîne par moi tissée, tu es libre,
Armé, de mes mains, de tous les traits qui tuent.

Cavaliere Servente
(A Lady laments the loss of her Lover
under the similitude of a Lapdog)

Alas for me, who loved my bow-wow well!
So well I loved him that methought his heart
Would never from my beauty's rule depart,
And so, grown certain, grew insatiable.
Now hillward he has fled. I cannot tell
Whether Mussoorie's maids have fettered him,
Or whether Tara Devi, cloaked and dim,
Hears his devotions to another belle,
And other lips that answer tenderly.
Ah me, my bow-wow! I had taught thee skill;
With lore of ladies' hearts I dowered thee,
Whereon thou hast returned my favours ill,
And, breaking from my woven chain, art free,
Armed, at my hands, with all the darts that kill.

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