E.14. Envy, Hatred and Malice

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                                          Envie, haine et malice (1881)

Schoolboy Lyrics >Outward Bound Edition
Poème intégré par la mère de Kipling au recueil familial avant son retour en Inde, écrit pendant son séjour à l‘United Service Collège où la bibliothèque est son domaine.

Traduction : sauf erreur, ce poème n’a pas été traduit en francais.

Le titre renvoie à la Bible ( Romains, 1,29) et à une réponse au cours de la liturgie anglicane : « de la cécité du cœur, de l’orgueil, de la vaine gloire et de l’hypocrisie ; de l’envie, de la haine et de la malice, et du manque de charité, Seigneur, délivre-nous ». En français, le sens de "malice" s'est atténué mais garde aussi son sens religieux du pouvoir du mal ou de faire le mal, j'ai préféré le conserver ( cf CNTLR).
Un Tel : traduction de Such an One, Tel Autre traduction de Self et de Such Another

Envie, haine et malice
Louons Un Tel ,
Rendons-lui hommage
Sincère pour son labeur accompli —
En l'honneur de la nation.
Une telle élévation,
Un goût si parfait, n'avait jamais été vus auparavant ;
Nos rangs accueillent un poète de plus,
Au milieu de l’acclamation universelle.

Un Tel est élevé
Jusqu’aux dieux,
Même aux demi-dieux.
Un Tel est couronné roi,
Tel Autre et ses amis
Ruminent un sentiment amer
En se demandant
À quelles fins
Ces étranges vermines viennent dérober
Des feuilles de laurier ici et là pour fabriquer
De fausses couronnes, car il est bien étrange
Que le monde puisse prendre un homme
Pour un dieu.
(même pour un demi-dieu !)

Un Tel s'en va — surgit :
Un Tel Autre ;
Avec de vieilles pensées sous de nouveaux déguisements,
Né pour étouffer
Les œuvres d’Un Tel.
On l’accueille tout aussi bruyamment,
Il porte son manteau tout aussi fièrement.
D’où je tire
Mes déductions
Que bien d’autres poètes encore,
Avant que je ne repose sous la terre,
Je verrai croître et s’élever
Vers les dieux,
Même vers les demi-dieux !

Envy, Hatred, and Malice

Let us praise Such an One,
Give him commendation
Sincere for labour done—
As honour to the nation.
Such elevation,
Such perfect taste, was never known before;
Our ranks admit one poet more,
'Mid universal acclamation.

Such an One is elevated
To the gods,
Even to the demi-gods.
Such an One is crowned king,
Self and friends
Chew the cud of bitter feeling
Wondering
By what ends
These strange vermin come to stealing
Bay-leaves here and there to make
Forged false wreaths, for sure 'tis odd
How the world a man may take
For a god.
(Even for a demi-god!)

Such an One is gone—there rises
Such Another:
With old thoughts in newer guises
Born to smother
Such an One's productions.
Welcomed is he just as loudly,
Trails his mantle just as proudly.
Whence I draw
My deductions
That many and many a poet more,
Ere I lie beneath the sods,
I shall witness swell and soar
To the gods,
Even to the demi-gods!

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