La chute de Jock Gillepsie (1886)
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Poème humorisitique dans le style des Borders Ballads racontant les exploits des Ecossais et des Anglais sur la frontière, ici adaptée à un autre genre de « combat » entre les joyeux célibataires et les hommes mariés « perdus », dans le cadre Anglo-Indien.
Kipling utilise de nombreux mots écossais, qui ne sont parfois répertoriés que sous sa plume. Conformément aux intentions de traduction de ce site, je n’ai pas essayé de les transposer en français, le poème y perd sans doute une bonne partie de sa saveur.
Traduction : Sauf erreur, ce poème n’a pas été traduit en français
Jock Gillepsie : le nom identifie un Ecossais.
Galashiels : ville écossaise.
L.L.L : ?
Skye : petit chien terrier originaire de cette île écossaise.
Trichi(nopoly) : cigare indien bon marché.
La chute de Jock Gillepsie
Cela arriva une fois le dîner terminé—
Entre la première et la deuxième manche—
Quand notre Jock revint
De ses appartements derrière le Club.
Puis il rit, puis il chanta,
Et puis nous le crûmes ivre,
Puis il coupa le pli de son partenaire,
Et le désola.
Alors se leva et parla un vieil homme,
Qui détenait l’as de pique —
« Dieu protège ce garçon ! D’où vient cette lueur
Qui voile son visage ? »
Et Jock ricana, et Jock sourit,
Et fit un clin d’œil par-dessus le bord des cartes :—
« Je viens tout juste de boire le coup de l’étrier,
Peut-être suis-je ivre. »
« On distille du whisky à Galashiels,
Et du L.L.L. par-dessus le marché ;
Mais nulle liqueur n’alluma la flamme
Qui luit dans tes yeux.
Il y a un fil de cheveux sur ton plastron,
« Un peu au-dessus du cœur ? »
« Oh ! Cela vient du Skye à poils longs,
Qui me bave dessus. »
« Oh ! Les Skyes à poil long sont des bêtes affectueuses,
Et les terriers sont de braves bêtes,
Mais jamais encore un terrier n’est né
Avec des cheveux dorés long d’une aune !
Il y a une tache de poudre sur ta poitrine,
Sous le revers gauche ? »
« Oh ! Ça vient de mon vieux cigare,
Quand le bout est tombé. »
« Mon Jock, tu fumes ce Trichi bien grossier,
Car tu es à court d’argent,
Et les meilleurs Havanes ne pourraient pas laisser
Une cendre aussi blanche et pure.
Ce soir, tu as interrompu une histoire compliquée,
« Et tu l’as interrompue par un juron.
Hier soir, tu as raconté cette histoire toi-même —
« Et tu l’as conclue d’un pire encore !
Oh ! Nous ne sommes pas soûls ! Oh ! Nous ne sommes pas soûls !
Mais nous voyons bien
Que tu t’éloignes, que tu t’éloignes du groupe
Des célibataires joyeux ! »
Et c’est arrivé quand les arbres à soie étaient flétris,
Et que les nuits étaient longues et sombres,
Dans un beau pantalon neuf, avec un anneau d’or,
Que Jocke est allé à l’église !
The Fall of Jock Gillespie
1
This fell when dinner-time was done—
’Twixt the first an’ the second rub—
That oor mon Jock cam’ hame again
To his rooms ahint the Club.
2
An’ syne he laughed, an’ syne he sang,
An’ syne we thocht him fou,
An’ syne he trumped his partner’s trick,
An’ garred his partner rue.
3
Then up and spake an elder mon,
That held the Spade its Ace—
God save the lad! Whence comes the licht
“That wimples on his face?”
4
An’ Jock he sniggered, an’ Jock he smiled,
An’ ower the card-brim wunk:—
“I’m a’ too fresh fra’ the stirrup-peg,
“May be that I am drunk.”
5
“There’s whusky brewed in Galashils
“An’ L.L.L. forbye;
“But never liquor lit the lowe
“That keeks fra’ oot your eye.
6
“There’s a thrid o’ hair on your dress-coat breast,
“Aboon the heart a wee?”
“Oh! that is fra’ the lang-haired Skye
“That slobbers ower me.”
7
“Oh! lang-haired Skyes are lovin’ beasts,
“An’ terrier dogs are fair,
“But never yet was terrier born,
“Wi’ ell-lang gowden hair!
8
“There’s a smirch o’ pouther on your breast,
“Below the left lappel?”
“Oh! that is fra’ my auld cigar,
“Whenas the stump-end fell.”
9
“Mon Jock, ye smoke the Trichi coarse,
“For ye are short o’ cash,
“An’ best Havanas Couldna leave
“Sae white an’ pure an ash.
10
“This nicht ye stopped a story braid,
“An’ stopped it wi’ a curse.
“Last nicht ye told that tale yoursel’—
“An’ capped it wi' a worse!
11
“Oh! we’re no fou! Oh! we’re no fou!
“But plainly we can ken
“Ye’re fallin’, fallin’ fra the band
“O’ cantie single men!”
12
An’ it fell when sirris-shaws were sere,
An’ the nichts were lang and mirk,
In braw new breeks, wi’ a gowden ring,
Or Jocke gaed to the Kirk!
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