B.44.Blue Roses

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                                            Les roses bleues (1887)


Civil and Military Gazette ( les 3 premières strophes sous le titre Misunderstood) >The Light that Failed.
Le poème s’inscrit dans la série des poèmes inspirés de l’amour malheureux de Kipling pour Flo Garrard. Il sert d'épigraphe au chapitre VII de
The Light that Failed, sans la troisième strophe.
Traduction :
— Madame Charles Laurent/Nelly Carrère
La lumière qui s'éteint. En feuilleton dans Le Figaro en 1899 puis chez Paul Ollendorf, 1900, puis plusieurs rééditions jusqu'à celle du Seuil 1993, traduction heureusement révisée par Marie-Hélène Sabard

— Robert d’Humières, La lumière qui faillit, George Crès, 1922
— Pierre Coustillas, La Pléiade 1, p 887

Version chantée en ancienne ballade par Peter Bellamy, ou Dark Mystic Hard Rock ballad (avec des vers ajoutés) par Wondervibes..., version Blues Ballad par The Prodigal Son

Les roses bleues

Roses rouges et Roses blanches
J'ai cueilli pour le plaisir de mon amour.
Elle n'a voulu aucun de mes bouquets –
M'a demandé de cueillir ses roses bleues.

J'ai parcouru la moitié du monde,
Cherchant où poussaient de telles fleurs.
La moitié du monde à ma quête
Me répondit par le rire et la plaisanterie.

Je suis rentré chez moi en hiver,
Mais mon amour idiot était mort
Cherchant de son dernier souffle
Des roses aux bras de la Mort.

C'est peut-être par-delà la tombe
Elle trouvera ce qu'elle désirait.
Ma quête n'était qu'une vaine quête –
Les roses blanches et rouges sont les meilleures !

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Traduit par Madame Charles Laurent/Nelly Carrère La lumière qui s'éteint. En feuilleton dans Le Figaro en 1899 puis chez Paul Ollendorf, 1900, puis plusieurs rééditions jusqu'à celle du Seuil 1993, traduction heureusement révisée par Marie-Hélène Sabard.

Rouges et blanches pour mon aimée,
J'ai cueilli des roses en bouquet.
Elle ne voulut point de mes vœux,
M'envoyant quérir des roses bleues.

De la moitié du monde je fus l'explorateur,
Cherchant où poussaient de telles fleurs ;
Et la moitié du monde, à ma question
Répondit rires et dérision.

Peut-être au-delà du trépas,
Trouvera-t-elle ce qu'elle souhaita.
Oh! Ce fut là un songe creux
Roses blanches et rouges valent bien mieux.

Roses bleues.


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Traduit par Robert d’Humières, La lumière qui faillit, George Crès, 1922

Rouges et blanches à ma mie
J'ai porté mes roses cueillies.
N'a point voulu de mon bouquet, —
Des roses bleues il lui fallait.

J'ai couru la moitié du monde,
Demandant ces fleurs à la ronde \
Et le monde n'a répondu
Que rire amer au temps perdu.

C'est peut-être au delà des choses
Qu'elle trouvera de ces roses.
Ah ! ce ne fut qu'un triste jeu, —
Rouges et blanches valent mieux.

ROSES BLEUES.



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Blue Roses

Roses red and roses white
Plucked I for my love’s delight.
She would none of all my posies—
Bade me gather her blue roses.

Half the world I wandered through,
Seeking where such flowers grew.
Half the world unto my quest
Answered me with laugh and jest.

Home I came at wintertide,
But my silly love had died
Seeking with her latest breath
Roses from the arms of Death.

It may be beyond the grave
She shall find what she would have.
Mine was but an idle quest—
Roses white and red are best!

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