The Muse among the Motors
A series of verses on motoring and motorists,
in the form of parodies in the styles of earlier writers
Présentation :
Cette série de poèmes ( liste complète titres/poètes en anglais) consacrés aux poètes et aux moteurs n'a semble-t-il jamais été traduite en français : peut-être parce que cela ne correspond pas à l'image de Kipling en France, mais plus sûrement parce qu'il s'agit d'un "jeu" poétique qui utilise l'hommage, le pastiche, le à la manière de...,
L'exercice est classique en Angleterre comme en France, mais pose trois problèmes particuliers de traduction :
— de référence : la plupart des poètes choisis ne sont connus que par un public au fait de la poésie classique et contemporaine anglaise qui peut apprécier l'exercice de style effectué par Kipling.
— de traduction : la difficulté de la traduction est ici portée au carré puisqu'il s'agit de traduire un poète qui imite un autre poète ou un style.
— de thème : le choix de parler des moteurs en général et les automobiles en particulier introduit un décalage comique qui ajoute une difficulté à la traduction.
Cependant, il serait dommage d'ignorer tout de cet aspect poético-technologico-burlesque de l"écriture poétique de Kipling.
Il s'agit de formes brèves, parfois allusives où il semble s'amuser à amuser le lecteur à une époque où l'automobile reste un sujet de débat et de craintes. Mais comme dans An Almanac of twelve sports où il en si peu question, la muse des moteurs est inspirée par à peu près tout sauf par la mécanique.
Les poèmes parurent en 1904 dans le Daily Mail pour les 14 premiers, puis 6 autres dans The Years Between, puis 6 autres en 1929 dans Poems 1886-1929. Cette longue période montre l'intérêt pour l'exercice, les poètes... et les moteurs.
Kipling est un poète de la modernité, apprécié par Apollinaire et les artistes français qui l'utilisent. Ce n'est pas l'image qu'on en a en France mais à côté d'une poésie plus classique dans son langage comme dans ses thèmes, Kipling fait entrer le langage parlé dans la poésie ( il sera bien sûr accusé de vulgarité) et la technologie représentée par la machine devenue objet, pour ne pas dire personnage de fiction avec ses contemporains Jules Vernes (1828-1905), H.G. Wells ( 1866-1946) et A.C. Doyle (1859-1930).
Liste des poèmes avec les styles ou les poètes parodiés :
Sepulchral – style des anthologies grecques (Simonides)
Arterial – poésie chinoise ancienne
Carmen Circulare – Horace (Quintus Horatius Flaccus)
The Advertisement – poésie anglaise ancienne
The Justice’s Tale – Geoffrey Chaucer
The Consolation of Memory – Boèce (via Chaucer)
The Four Points – Thomas Tusser
To a Lady, Persuading Her to a Car – Ben Jonson
The Progress of the Spark – John Donne
The Braggart – Matthew Prior
When the Journey was Intended to the City – John Milton
To Motorists – Robert Herrick
The Tour – Lord Byron
The Idiot Boy – William Wordsworth
The Landau – W. J. L. Praed
Contradictions – Henry Wadsworth Longfellow
Fastness – Alfred, Lord Tennyson
The Beginner – Robert Browning
Lady Geraldine’s Hardship – Elizabeth Barrett Browning
The Bother – Arthur Hugh Clough
The Dying Chauffeur – Adam Lindsay Gordon
The Inventor – Ralph Waldo Emerson
The Ballad of the Car – ballade de type Wardour Street
A Child’s Garden – Robert Louis Stevenson
The Moral – pastiche générique / auteur inconnu
The Marrèd Drives of Windsor – style shakespearien avec tradition johnsonienne
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