D.4.The Dawn Wind

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                                          Le vent de l’aube (1911)

A School History of England
Le poème clôt le chapitre VI :
The End of the Middle Ages: Richard II to Richard III, 1377-1485. Une note en marge indique : «  The hour before the dawn/ L’heure avant l’aube ».
Poème à part dans ce livre d’histoire pour la jeunesse car sans référence explicite à des personnages ou des évènements historiques, suggérant plusieurs niveaux de lecture. Nénmoins, sa position dans ce livre d’histoire, la fin du Moyen-âge, semble indiquer que ce vent serait celui de la Renaissance et de l’Humanisme mettant fin à un « long et mauvais rêve »
.
Version chorale : Roslagens Vokalorchensemble


Le vent de l’aube

À deux heures du matin, si vous ouvrez votre fenêtre et tendez l’oreille,
vous entendrez les pas du Vent qui va appeler le soleil.
Les arbres dans l'ombre bruissent et les arbres au clair de lune lune scintillent,
et bien que la nuit soit profonde et sombre, vous sentez que la nuit est finie.

Comme les vaches au pré. Elles paissent pendant une heure puis se couchent,
somnolant et ruminant ; ou un oiseau dans le lierre se réveille,
Lance une note et se tait, et le vent agité continue son chemin,
Impatient au loin sur la route, jusqu'à ce que, doucement, la nuit se brise.

Le Vent revient en force avec un souffle comme l'aile d'un ange,
Doux mais réveillant le monde, en criant : « Le Soleil ! Le Soleil ! »
Et la lumière inonde les champs et les oiseaux se mettent à chanter,
Et le Vent s'apaise dans l'herbe. C'est le jour et son travail est fini.

Alors, quand le monde dort et qu'il semble sans espoir qu'il se réveille
D'un long et mauvais rêve qui le fait gémir et murmurer,
Soudain, tous les hommes se lèvent au bruit des chaînes qui se brisent,
Et chacun sourit à son voisin et lui dit que son âme est sienne !


The Dawn Wind

At two o'clock in the morning, if you open your window and listen,
You will hear the feet of the Wind that is going to call the sun.
And the trees in the shadow rustle and the trees in the moonlight glisten,
And though it is deep, dark night, you feel that the night is done.

So do the cows in the field. They graze for an hour and lie down,
Dozing and chewing the cud; or a bird in the ivy wakes,
Chirrups one note and is still, and the restless Wind strays on,
Fidgeting far down the road, till, softly, the darkness breaks.

Back comes the Wind full strength with a blow like an angel's wing,
Gentle but waking the world, as he shouts: "The Sun! The Sun!"
And the light floods over the fields and the birds begin to sing,
And the Wind dies down in the grass. It is day and his work is done.

So when the world is asleep, and there seems no hope of her waking
Out of some long, bad dream that makes her mutter and moan,
Suddenly, all men arise to the noise of fetters breaking,
And every one smiles at his neighbour and tells him his soul is his own!

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