D.3. Darzee’s Chaunt

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                                     La Psalmodie de Darzee (1893)

St. Nicholas Magazine >The Jungle Book >Songs from Books
Le poème clôt la nouvelle
Rikki Tikki Tavi. dont le poème liminaire est At the hole he went in.
Darzee est un oiseau-tailleur qui intervient deux fois : la première pour pleurer un de ses petits tombé du nid et mangé par le cobra Nag. Ecervelé, il chante ici la victoire de Rikki-Tikki-Tavi sur le couple de serpent, alors que sa femme agit en feignant d’être blessée pour attirer Nagaina.
Le poème est inspiré par Swinburne (1837-1909) admiré par Kiplin
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Darszee ( < Hindi : Tailleur) : Fauvette couturière.
Psalmodie : traduction de « Chaunt » graphie ancienne qui évoque la répétition, la scansion répétée.

Traductions :
Le livre de la jungle, L’ode de Darzee. L.Fabulet et R d’Humières, Mercure de France 1899 , en vers ( voir plus bas)
Le livre de la jungle, Mélopée de Darzee. P. Jaudel, Gallimard 1992.

La psalmodie de Darzee

Chanteur et tailleur je suis—
Doublées sont les joies que j’éprouve—
Fier de mes trilles au ciel
Fier de la maison que je couds—
Par dessus et par dessous ainsi je tisse ma musique— ainsi je tisse la maison que je couds.

Chante à nouveau pour tes petits,
Mère, lève la tête !
Le mal qui nous tourmentait est vaincu,
La Mort gît morte dans le jardin.
La terreur qui se cachait dans les roses est impuissante, jetée au fumier et morte !

Qui nous a délivrés, qui ?
Dis-moi son nid et son nom.
Rikki, le vaillant, le loyal,
Tikki, aux yeux de flamme,
Rik-tikki-tikki, aux crocs d'ivoire, le Chasseur aux yeux de flamme.

Rendez-lui la Grâce des oiseaux,
En vous inclinant, la queue déployée !
Louez-le avec des mots de rossignol —
Non, je le louerai à votre place.
Écoutez ! Je vais vous chanter les louanges de Rikki, à la queue en goupillon et aux yeux rouges !

(Ici, Rikki-tikki s'interrompit, et le reste de la chanson est perdu.)

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Le livre de la jungle, L’ode de Darzee. Traduction de L.Fabulet et R d’Humières, Mercure de France. 1899

L'ode de Darzee

(chantée en l'honneur de Rikki-tikki-tavi).

Tailleur et chantre je suis,
Je connais doubles déduits ;
Fier de ma vive chanson,
Fier de coudre ma maison.
Dessus, puis dessous, ainsi j'ai tissé ma musique, ma maison.

Mère, relève la tête !
Plus de danger qui nous guette ;
Chante à tes petits encor,
Morte au jardin gît la mort.
L'effroi qui dormit sous les roses dort sur le fumier, inerte et mort.

Qui donc nous délivre, qui ?
Quel est son nom tout-puissant ?
C'est le pur, le grand Rikki
Tikki, dont l'œil est de sang...
Rik-tikki-tikki, à l'ivoire en fleur, le chasseur dont l'œil est de sang !

Rendez-lui grâces, oiseaux,
Avec queue en oriflamme,
Rossignol, prête des mots...
Non, car son los me réclame.
Écoutez, je chante un los à Rikki, ô queue en panache, œil de flamme !...

(Ici Rikki-tikki interrompit, de sorte que le reste de la chanson est perdu.)


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Darzee’s Chaunt

Singer and tailor am I—
Doubled the joys that I know—
Proud of my lilt to the sky,
Proud of the house that I sew—
Over and under, so weave I my music—so weave I the house that I sew.

Sing to your fledglings again,
Mother, O lift up your head!
Evil that plagued us is slain,
Death in the garden lies dead.
Terror that hid in the roses is impotent—flung on the dunghill and dead!

Who hath delivered us, who?
Tell me his nest and his name.
Rikki, the valiant, the true,
Tikki, with eyeballs of flame,
Rik-tikki-tikki, the ivory-fangèd, the Hunter with eyeballs of flame.

Give him the Thanks of the Birds,
Bowing with tail-feathers spread!
Praise him in nightingale-words—
Nay, I will praise him instead.
Hear! I will sing you the praise of the bottle-tailed Rikki, with eyeballs of red!

(Here Rikki-tikki interrupted, and the rest of the song is lost.)

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