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Robert d'Humières (1868-1915)
En collaboration avec Louis Fabulet, il a traduit Le premier (1894) et le second (1895) Livre de la Jungle, L'Homme qui voulut être Roi (1888) les Histoires comme ça (1902), Les Bâtisseurs de pont (1902) et les poèmes qui y figurent. ( liste des poèmes traduits sur la page dédiée à Louis Fabulet).
Il a traduit seul La lumière qui faillit, George Crès, 1922
Il reçoit le Prix Langlois en 1901 et 1915 pour ses traductions.
Robert d'Humières est le fils d'un comte français et d'une américaine, Louis Fabulet préférant travailler en collaboration avec quelqu'un de plus assuré que lui en anglais. Je n'ai pas trouvé de trace sur le détail de cette collaboration, mais d'Humières est un personnage de roman dont l'apport ne doit pas être négligeable. Il a par ailleurs traduit Joseph Conrad, James M.Barrie et Lewis Wallace.
Elève de Saint-Cyr revenu à la vie civile, il s'engage comme lieutenant pour la durée de la guerre. Il meurt dans des circonstances étranges.
Personnage de roman il est dans le premier sens du terme puisque, ami de M.Proust, il serait un des aspirateurs du personnage de Saint-Loup. Il est aussi un ami d'Oscar Wilde, qui aurait conseillé à L. Fabulet de s'intéresser à Kipling, mais aussi de Colette.
Il est directeur du Théâtre des Arts, dramaturge, poète, journaliste, romancier. (cf wikipedia), Il voyage en Asie et en Inde en particulier, ou il séjourne deux ans ce qui n'est pas indifférent pour le co-traducteur du Livre de la Jungle, le seul sans doute à avoir une connaissance réelle de ce qu'évoque Kipling.
Sa mort en héros au front connait deux versions, l'officielle : l'officier qui meurt à la tête de ses troupes et qui reçoit la Légion d'honneur à titre posthume et une autre plus clandestine et qui semble relever du roman : Homosexuel, Robert d'Humières officier de liaison auprès de l'armée britannique chargé d'accueillir les troupes indiennes aurait été surpris avec un jeune soldat, indien selon les versions, son ordonnance selon d'autres et aurait choisi de mourir en héros pour éviter le conseil de guerre, ou aurait été envoyé en première ligne pour "régler" l'affaire ( cf l'édition de son roman Lettres volées, recension par L.A. Sagne). Cependant cette version paraît renvoyer à une source unique et semble douteuse. Je ne la signale que parce qu'elle participe au romanesque du personnage.
L.Fabulet et R. d'Humières forment un étrange duo de traducteurs, différents et complémentaires sans doute, assez puissant pour faire de leur traduction la référence pendant près d'un siècle, Philippe Jaudel ne proposant une nouvelle traduction chez Gallimard qu'en 1992.
Je m'étonne de trouver peu de choses sur leur collaboration et continue mes recherches.
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