E.1. The Earth gave up her dead

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La Terre a rendu ses morts…(1891)


Life’s Handicap
Poème liminaire de la nouvelle
The Man who Was : Un officier, resté prisonnier trente ans des Russes réapparait dans son régiment.

Traduction : Il est possible que la nouvelle et le poème aient été traduits, peut-être sous un autre titre, par Fabulet et d’Humières, mais je n’en trouve pas trace.

Le titre est un détournement de la Bible : Apocalypse 20:13 : « La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres. »
« Sur la crosse de nos fusils les encoches » : s’il existe une tradition d’encoches sur la crosse des armes pour le compte des hommes tués, Kipling semble imaginer ce compte « prévisionnel », peut-être en lien avec l’ouverture sur l’Apocalypse.


La Terre a rendu ses morts…

La Terre a rendu ses morts à cette marée,
Dans notre camp, il vint
Dit ce qu’il avait à dire et s’en est allé,
Et laissa nos cœurs en flammes.

Comptez bien — sur la crosse de nos fusils les encoches 
De la vengeance que nous devons exercer
Quand Dieu nous demandera des comptes
Pour le bien de notre camarade défunt !

Ballade

The Earth gave up her dead…
The Man Who Was

The Earth gave up her dead that tide,
Into our camp he came,
And said his say and went his way,
And left our hearts aflame.

Keep tally—on the gun-butt score
The vengeance we must take
When God shall bring full reckoning
For our dead comrade's sake!

Ballad

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