Hymne de l’aviateur triomphant ( 1929)
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Traduction : sauf erreur, ce poème n’a pas été traduit en français
Toujours amateur de technique et de moteurs, Kipling célèbre les progrès de l’aviation en imaginant le moment où la vitesse apparente du soleil sera dépassée et où un aviateur battra Apollon à la course.
Chevaux : double sens : l’animal qui a longtemps été le moyen de transport le plus rapide, et l’unité de puissance des moteurs
Flamme, fontaine, étincelle, roue : des machines
Les Coursiers du Jour : les chevaus tirant le char d’Apollon, dieu du soleil
Hymne de l’aviateur triomphant
Oh, nous avions longtemps tergiversé
Avec la bride et la sangle
Avant que ces chevaux ne soient mis au licou,
Qui nous donnèrent la Terre—
Avant que la Flamme et la Fontaine,
L'Etincelle et la Roue,
L’Océan et la Montagne sombrèrent
Tous deux sous notre quille.
Mais le vent dans son souffle,
L'oiseau porté par le vent,
N'ont pas tenu compte de notre progression
Et nous ont laissés derrière eux.
Jusqu’à ce que la tempête soit dépassée,
La mouette surpassée,
Et là-haut, dans les cieux, nous rejoignait
Le Dieu Soleil seul.
Lui seul, le maître
Que nous nous sommes ligués pour renverser,
Lui seul, le plus rapide
Et, par conséquent, notre ennemi !
*. *. *. *. *. *. *. *
La lumière se faufile pour lever le voile
Sur le cieux encore indistincts
Qui s’arquent et indiquent clairement
L'endroit où il va se lever.
Nous nous élevons pour l’assaut.
Nous défions de nouveau.
Du lever au coucher du soleil,
Poursuivons Apollon !
*. *. *. *. *. *. *. *
Qu’est-ce qui t’afflige, ô Doré ?
Ton char est à l'arrêt ?
Quelle Puisssance a retenu
La Voie de la Volonté ?
Voici, Hespérus n'a point pâli,
Et les ténèbres ne se sont pas dissipées.
Les Heures n'ont pas réussi
À faire naître l'Aube !
Se dérobent-ils devant l'épreuve ultime,
Ces coursiers du Jour ?
L'ombre sur notre cadran
avance plus vite qu'eux !
Nous filons, mais tu demeures,
Dieu encore entravé ;
Et toujours tu tardes
tout là-bas, à l’Est —
Un fanal dont la flamme faiblit,
Un éclat qui décline
Alors que les rafales de notre mépris
Repoussent son éclat vers l’arrière.
Le plein midi se refroidit,
La nuit se précipite à sa rencontre,
Et la courbe de l’épaule de la Terre
Fait surgir ta défaite.
Fonce vers cette porte,
Nous te tenons prisonnier !
Apollon, immortel,
Tu ne t’es pas levé !
Hymn of the Triumphant Airman
1
Oh, long had we paltered
With bridle and girth
Ere those horses were haltered
That gave us the Earth—
2
Ere the Flame and the Fountain,
The Spark and the Wheel,
Sank Ocean and Mountain
Alike ’neath our keel.
3
But the Wind in her blowing,
The bird on the wind,
Made naught of our going,
And left us behind.
4
Till the gale was outdriven,
The gull overflown,
And there matched us in Heaven
The Sun-God alone.
5
He only the master
We leagued to o’erthrow,
He only the faster
And, therefore, our foe!
* * * * * *
6
Light steals to uncurtain
The dim-shaping skies
That arch and make certain
Where he shall arise.
7
We lift to the onset.
We challenge anew.
From sunrise to sunset,
Apollo, pursue!
* * * * * *
8
What ails thee, O Golden?
Thy Chariot is still?
What Power has withholden
The Way from the Will?
9
Lo, Hesper hath paled not,
Nor darkness withdrawn.
The Hours have availed not
To lead forth the Dawn!
10
Do they flinch from full trial,
The Coursers of Day?
The shade on our dial
Moves swifter than they!
11
We fleet, but thou stayest
A God unreleased;
And still thou delayest
Low down in the East—
12
A beacon faint-burning,
A glare that decays
As the blasts of our spurning
Blow backward its blaze.
13
The mid-noon grows colder,
Night rushes to meet,
And the curve of Earth’s shoulder
Heaves up thy defeat.
14
Storm on at that portal,
We have thee in prison!
Apollo, immortal,
Thou hast not arisen!
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