H.4.Haste

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                                               La Hâte (1880)
                                                  « La fuite »

Sundry Phansies
Ecrit à 14 ans et réuni dans un cahier de 32 poèmes offert à « Flo » Garrard son amour de jeunesse malheureux. Kipling n’ a jamais édité ce poème dont deux copies de sa main portent les deux titres Haste et The Flight
Traduction: sauf erreur ce poème n’a jamais été traduit.
Les notes de la Kipling Society en font une version malheureuse de The First Chantey. Le motif de la plage comme lieu de désespoir est aussi selon eux relié à la scène autobiographique de Baa Baa Black Sheep dans laquelle Rudyard, 6 ans, et sa soeur Trix, trois ans, tentent de rattraper leurs parents qui les ont abandonnés chez des inconnus sans explication, la plage est le symbole de leur abandon. Scène transposée dans le premier chapitre de The Light that Failed. J’ajouterai que le poème utilise un registre onirique qui peut rappeler The City of Sleep, ici sous une forme plus cauchemardesque : obscurité, fuite et sensation de danger, de malaise, de poursuite, issue dangereuse, paralysie, abandon,allusion du titre à un envol qui n'est pas décrit.

                             La hâte
Ainsi vint la fin
      Dans l’obscurité de la nuit —
Il n’y avait pas de flamme,
      Il n’y avait pas de lumière
Pour nous guider dans la bonne direction.

Et je l’appelai depuis les ténèbres —
      (Elle était tout pour moi)
      « Fuis vers la mer
De peur qu’ils ne te recherchent
Et ne nous entraînent tous deux vers le destin funeste. »

Et elle dit : « C’est un malheur
      Plus grand que tout autre —
      Sur le chemin que nous empruntons,
Nombreux sont ceux qui tombent,
      Et le malheur s’abattra ainsi sur nous » —

Mais nous nous sommes enfuis,
      (Bien que la surface de la mer
Fût recouverte d’écume,
      Et que les vagues s’élevaient avec fureur)
Pour échapper au Dieu des Mers —
Et nous étions tous deux mal à l’aise

Et nous arrivâmes  sur une grève couvertes d’algues —
      Mais alors que nous voulions passer,
Le bateau resta là pour toujours,
      Pris au piège dans le varech qui le retenaient,
Tout comme le Péché qui demeure,
      Même si de nombreuses années s’écoulent.

Nous avons donc attendu Dieu sur la mer
      (En silence, main dans la main)
Jusqu’à ce qu’un vent vienne de la terre
      Et que les profondeurs s’agitent de douleur,
Et elle s’éloigna de moi dans un soupir
Dans la brume et la pluie —
Pourtant, je prie le Dieu des Mers
      De me rendre mon amour,
      D’apporter la paix à mon esprit.
        Mais je crains que mes prières ne soient vaines.


                               Haste
                        “The Flight”
(1880)
So the end came
      In the darkness of night—
There was no flame,
      There was no light
To guide us aright.

And I called to her out of the gloom—
      (She was all to me)
      'Flee thou to the sea
Lest they seek for thee
And hale us twain to the doom.'

And she said 'This is woe
      Greater than all—
      In the way that we go
There be many that fall
      And trouble will come to us so'—

But we fled away,
      (Tho' the face of the sea
Was covered with spray,
      And the wave rose angrily)
To 'scape from the God of the Seas—
And we twain were ill at ease

And we came  to  a weedy shore—
      But when we would have passed
The boat stayed evermore
      In the wrack that held it fast,
Even as Sin that will last,
      Though many years be o'er.

So we waited for God on the sea
      (Silent and hand in hand)
Till there came a wind from the land
      And the deep was stirred with pain,
And she passed with a sigh from me
Into the mist and the rain—
Yet I pray to the God of the Seas
      That he give me my Love again,
      That he bring my spirit ease.
        But I fear me, my prayers are vain.

Une réponse à « H.4.Haste »

  1. Avatar de almostfamous1764707209
    almostfamous1764707209

    🙂

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