Je crois (1882)
Poème jamais publié par Kipling
Sonnet shakespearien dédié à l’esprit de l’Amour. Il n’est pas explicitement dédié à Flo Garrard, comme la plupart des poèmes d’amour écriis à cet époque par Kipling.
Traduction : sauf erreur ce poème n’a pas été traduit en français.
Je crois
Ô Amour, pourquoi devrais-tu mourir ?
Ô Foi, pourquoi devrais-tu te refroidir ainsi —
Puisque le bien revient aussitôt —
Et que tout est comme en ces temps d’autrefois.
Non — c’est un nuage passager qui obscurcit le soleil
Si l’Amour est, l’espace d’un temps, plein de douleur,
Un chagrin passager qui s’évanouit rapidement,
Un nuage passager qui se dissout en une douce pluie.
Aie encore un peu de patience, et la fin
Récompensera ta patience et ton désarroi d’un instant,
Quand le souvenir du Malheur prête ses douceurs à la Joie,
Et que le noir souvenir de la nuit illuminera le nouveau jour.
Ô Amour, ne faiblis pas si celle dont tu es l’esclave,
Étant toute jeune fille, ne connaît pas son propre cœur.
I Believe
Oh Love what need is it that thou should'st die?
Oh Faith what need that thou shouldest wax so cold—
Seeing that good returneth presently—
And all things are as in that year of old.
Nay–tis a passing cloud that dims the sun
If Love be for a season full of pain,
A passing woe that swiftly is fordone,
A passing cloud that melteth in sweet rain.
Have patience for a little, and the end
Shall pay thy patience and thy hour's dismay
When Woe's remembrance sweets to Joy doth lend,
And night's black memory brightens the new day.
Oh Love faint not if she whose slave thou art
Being most maidenlike know not her heart.
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