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Michel George-Michel (1883-1985)
(source principale wikipedia)
Pseudonyme de Michel Georges Dreyfus
Personnage complexe de la vie artistique parisienne, il est un peintre reconnu, élève de Dufy, journaliste, romancier, critique d'art, chroniqueur mondain, traducteur en collaboration avec A. Savine.
Il collabore aux Ballets russes.
Il organise la première exposition de Picasso à Rome dont il peint un portrait en 1954, puis participe aux expositions de Matisse et Soutine.
Il fonde le prix de Rome pour les poètes.
Il est l' auteur de plus de cent volumes dont Les Montparnos, qui met en scène Modigliani, tourné en 1958 par Jacques Becker.
Il est le directeur de la revue Le cri de Paris.
Il épouse Andrée Henriette Sachs, mère de Maurice Sachs, talentueux et sulfureux écrivain.
En ce qui concerne Kipling, son travail de traducteur est essentiellement lié à Albert Savine dont il est collaborateur régulier malgré l'activisme éditorial antisémite de ce dernier. Dans le domaine qui intéresse ce site, il est le co-traducteur de Les Chansons de la chambrée, traduction la plus complète en français des Barrack-Room Ballads.
Il traduit également avec A. Savine : R.L. Stevenson, H.G.Wells, H.C. Doyle, M. Twain. En l'absence de documents, il est difficile de faire la part de chacun dans leur collaboration ni de leur connaissance respective de l'anglais, les duos de traducteurs fonctionnant souvent sur un tandem complémentaire traduction/écriture. Il semble que M. George-Michel puisse intervenir dans les deux domaines.
En ce qui concerne Kipling, toujours avec A. Savine :
— Chansons de la chambrée, Edition française illustrée, 1920. Les droits de Michel George-Michel ne sont pas dans le domaine public. Les ayants droit contactés ont eut la gentillesse de m'autoriser la reproduction des poèmes de ce recueil, qui reste sous leur copyright.
— Un beau dimanche anglais, Albin Michel, 1925
— Brugglesmith, Stock, 1912, 1923
—L'Homélie de l'Amir.
—La Route du puits bouillonnant.
—La Mutinerie des Mavericks.
—Les Géants du Larut.
—Reingelder et le drapeau allemand.
—Les Enfants du zodiaque.
—Baa ! Baa ! mouton noir.
—Du pain sur la mer.
—Un côté de la question
Le Monde signale également une Histoire de France et Histoire de la littérature anglaise dont je ne trouve pas les références.
Il a également écrit ce qui parait être un recueil d'interviews :
— En jardinant avec Bergson, en junglant avec Kipling, en chassant le crocodile avec Sarah Bernhardt, en boxant avec Maeterlinck, en déjeunant avec Rodin, en goûtant avec Tristan Bernard, en soupant avec Mounet-Sully ... etc., etc. ..., Albin Michel, 1926
Réfugié aux Etats-Unis pendant la Guerre, son appartement parisien a été pillé. Ses biens ont été spoliés par les Allemands. La recherche et la restitution de ces biens aux ayants droits en juin 2020 a donné lieu à un intéressant webminaire : Michel George-Michel l'histoire d'une spoliation et à un podcast : Des Lettres deux fois volées.
Un Modigliani a été récemment restitué par le musée Spengel de Hanovre
Le journal Le Monde retrace sa carrière dans un article du 3 avril 1985, sans évoquer son activité de traducteur :
"[...] Michel Georges-Michel fut un des collaborateurs de Serge de Diaghilev au début du siècle. Il fit connaître des peintres comme Picasso, Chagall, Utrillo, Modigliani, et demanda à certains d'entre eux de réaliser des décors pour les Ballets russes, malgré les critiques de ceux qui lui reprochaient de " vanter la peinture de métèques ". Il devait retracer cette aventure dans ses livres sur l'Histoire anecdotique des Ballets russes.
Habitué du Tout-Paris, il avait rencontré Verlaine, fréquenté Toulouse-Lautrec, André Citroën, Henri Bergson... Familier de la vie nocturne et mondaine, il devait en tirer de nombreux ouvrages. Journaliste, notamment à Paris-Presse l'Intransigeant, il avait aussi publié une Histoire de France en trente-trois volumes et, en collaboration avec Albert Savine, une Histoire de la littérature anglaise en dix-sept tomes. Historien, critique d'art, il a également écrit plusieurs romans, parmi lesquels les Montparnos, dont Jacques Becker tira un film Montparnasse 19 (avec Gérard Philipe)."
[...].
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