Dans la journée (1888)
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Poème en exergue de la nouvelle : The Bronckhorst Divorce Case où intervient le détective Strickland, personnage récurrent de plusieurs nouvelles et de Kim. Il est capable de se déguiser en indien pour régler de manière peu légale les cas compliqués comme celui du « divorce » du violent Bronckhorst.
Le poème « confession » explicite les sentiments du personnage qui sera dans la nouvelle uniquement décrit par son comportement violent envers sa femme.
La critique traditionnelle réprouve la violence de cette nouvelle… envers le mari, comme elle réprouve souvent l’utilisation de la violence par Kipling, faussant comme ici la compréhension du récit qui pose d'autres questions, le narrateur se réservant la plus insoluble : pourquoi certaines femmes épousent-elles certains hommes ?
Selon La pléiade, l’inspiration pourrait venir de Modern Love (1862) de George Meredith ou le lit conjugal devient : « marriage-tomb ».
Traduction :
— par L. Fabulet, Sur le mur de la ville, Mercure de France 1903 (voir plus bas)
— Par A.Savine, Nouveaux contes des collines , Nelson.1907 (identique mot pour mot à celle de Fabulet))
— Par Lucien Foulet Simples contes des collines Calman-Levy 1915
— par Théo Varlet, Simples contes des collines, Robert Laffont 1988, J'ai Lu
— par Jean Paul Hulin Simples contes des Montagnes, la Pléiade I Gallimard, 1988,
Le jour
Le jour, quand elle s’affairait autour de moi,
La nuit, quand elle dormait à mes côtés, —
J’étais las, j’étais las de sa présence.
Jour après jour, nuit après nuit, j’en vins à la haïr —
Plût à Dieu qu’elle ou moi fussions morts !
Confessions
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Adaptation en prose par L. Fabulet, Sur le mur de la ville, Mercure de France 1903
Pendant le jour, lorsqu'elle allait et venait autour de moi; pendant la nuit, lorsqu'elle dormait à mes côtés, j'étais las, j'étais las de sa présence. Chaque jour, chaque nuit ajoutait à mon antipathie: plût à Dieu qu'elle fût morte ou que ce fût moi!
(Confessions.)
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In the daytime
“The Bronckhorst Divorce Case”
In the daytime, when she moved about me,
In the night, when she was sleeping at my side,—
I was wearied, I was wearied of her presence.
Day by day and night by night I grew to hate her—
Would God that she or I had died!
Confessions
ICI ON COPIE COLLE TOUT LE TEXTE A PARTIR DU TITRE
Il y a des filles qu’il a épousées en secret, sans demander la permission,
Car il savait qu’il ne l’aurait pas s’il l’avait demandée.
Il y a le gaz, le charbon, la nourriture, et le loyer qui arrive à échéance,
Et il y a fort à parier qu’il y ait un gamin.
Il y a des filles qu’il a accompagnées tranquillement.
Elles seront désolées maintenant qu’il est parti.
Car il sera pour elles un mendiant distrait,
Mais ce n’est pas le moment pour des sermons avec l’hiver qui approche —
Nous devons venir en aide à la femme que Tommy a laissée derrière lui !
Fils de cuisinier — fils de duc — fils d’un comte ceint,
Fils d’un cabaretier de Lambeth — ce jour-là, cela ne fait aucune différence !
Chacun d’eux fait son devoir envers sa patrie
(et qui veillera sur la fille ?)
Faites passer le chapeau pour votre honneur,
et payez — payez — payez !
Il y a des familles par milliers, trop fières pour mendier ou parler,
Et elles amèneront leurs dernières affaires au mont de piété.
Et elles vivront avec la moité de rien, payées une fois par semaine, sans faute,
Parce que l’homme qui gagnait le salaire est enrôlé.
C’est un mendiant distrait, mais il a entendu l’appel de son pays,
Et son régiment n’avait pas besoin de le faire rechercher !
Il a abandonné son emploi pour s’engager — alors la tâche qui nous incombe à tous
Est d’aider le foyer que Tommy a laissé derrière lui !
Travail de duc — travail de cuisinier — jardinier, baron, palefrenier.
Écuries ou palais ou boutique de journaux, quelqu’un est parti !
Chacun d’eux fait son devoir envers sa patrie
(et qui veillera sur la maison ?)
Faites passer le chapeau pour votre honneur,
et donnez— donnez — donnez !
Veillons à pouvoir, plus tard, le regarder dans les yeux,
Et lui dire — ce qu’il préférerait nettement entendre —
Que, pendant qu’il sauvait l’Empire, son employeur conservait sa place,
Et que ses camarades (c’est-à-dire vous et moi) prenaient soin d’elle.
C’est un mendiant distrait, et il peut tout oublier,
Mais nous ne voulons pas que ses enfants lui rappellent
Que nous les avons envoyés à l’asile de travail pendant que leur père cognait Paul,
Alors nous aiderons les foyers que Tommy a laissés derrière lui !
Foyer de cuisinier — foyer de duc — foyer d’un millionnaire,
(Cinquante mille cavaliers et fantassins se dirigeant vers Table Bay!)
Chacun d’eux fait son devoir envers sa patrie
(et qu’avez‑vous à offrir ?)
Faites passer le chapeau pour votre honneur,
et donnez— donnez — donnez !
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