G.22. Greeting

By

                                              Salutation (1882)

Poème de jeunesse non publié par Kipling, issu de sa correspondance avec Mme Tavenor Perry qui semble avoir représenté une figure maternelle, le poème ne lui parait pas adressé mais plutôt présenté. Il avait 17 ans.
Traduction : sauf erreur ce poème n’a pas été traduit en français.

Kipling utilise le pronom de 2ème personne du singulier « thee » , registre biblique ou poétique.
Le titre comme le dernier vers paraissent très ambigus.


Salutation

Quel réconfort puis-je t'envoyer, ma douce,
Sinon que la Douleur existe — nous ne savons pas pourquoi,
Sinon que la douleur vit — et ne mourra pas ?
Quel réconfort ? Je ne peux que répéter
La vieille philosophie.

Supporte-la et sois patiente, ô ma douce !
La Douleur existe— mais notre bonheur est-il donc fini ?
La Douleur vit—mais ne vis-je pas comme ton amant
À travers tous les changements qui nous attendent
Et toutes les nouvelles années à découvrir ?

Quel réconfort puis-je t'envoyer, ma douce ?
La Douleur existe — et nul ne peut lui échapper,
La Douleur vit — et ne s’adoucit nullement —
Un feu d’une chaleur constante
Qui s'allume dès notre naissance.

Supporte-la et sois patiente, ô ma douce !
La douleur est là — et nul ne peut nous dire pourquoi
La douleur vit — et ne meurt pas avant que nous ne mourions,
Avant que le cœur ne cesse de battre.
Et après— alors je viendrai.



Greeting
What comfort can I send thee sweet,
Save that Pain is—we know not why,
Save that Pain lives—and will not die?
What comfort? I can but repeat
The old philosophy.

Bear and be patient O my sweet!
Pain is—but is our pleasure over?
Pain lives—but live I not thy lover,
Through all the changes we may meet
And all new years discover?

What comfort can I send thee sweet?
Pain is—and none may flee from it,
Pain lives—nor softens any whit—
A fire with a constant heat
Our birth sees firstly lit.

Bear and be patient O my sweet!
Pain is—and none can tell us why
Pain lives—and dies not till we die,
Till the heart's pulse has ceased to beat.
And after—then come I.

Laisser un commentaire