F.39. Fuzzy-Wuzzy

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                                                  Fuzzy-Wuzzy (1890)

Scots Observer > Departmental Ditties, Barrack Room Ballads and Other Verses
Le poème fait partie de la sélection de T.S.Eliot.
Il fait partie des
Barrack-Room Ballads les plus célèbres dès sa première parution dans la presse. Succès populaire rare pour un poème, critique mitigée en raison du thème, du style et de la violence, ceci expliquant sans doute cela. Kipling donne la parole à un soldat qui s’exprime comme un soldat, à la fois dans la prononciation et le vocabulaire. Cette poésie orale qui a fait l’originalité des Barrack-Rooms Ballads étant difficile à traduire au risque de caricaturer, j’ai choisi de l’atténuer. La traduction de Jules Castier permet de se faire une idée.
La structure de ce poème avec refrain peut rappeler l’influence des chansons de Music-Hall dans l’œuvre poétique de Kipling.

Le contexte historique est liée à la présence anglaise en Egypte (canal de Suez), appartenant encore à l’empire ottoman. Les Anglais sont contraints d’intervenir dans un conflit au Soudan, gouverné par l’Egypte, contre la révolte du Madhi en guerre contre les «  Turcs ». Les succès des Madhistes composés des regroupements tribaux Beja et Baggara conduit les Britanniques à s’engager aux côtés des Egyptiens et à soutenir des combats très rudes.
Les guerriers décrits par Kipling appartiennent aux tribus Beja : Hadendowa, Amarer et Bisharin, guerriers redoutables reconnaissables à leurs coiffures qui leur valut le surnom de
Fuzzy-Wuzzy, apparemment enfantin et dont les connotations racistes évidentes (crépu) sont trop évidentes (stéréotypes) pour être percues. Le surnom sera d’ailleurs donné aux auxiliaires papous des Australiens « Fuzzy Wuzzy Angels », brancardiers pendant la seconde guerre mondiale. Sa connotation insultante n’a été dénoncée que très récemment.

Fuzzy : Flou, duveteux, pelucheux, poilu, crépu
Wuzzy : ne paraît pas avoir de sens propre, sans doute jeu de sons pour créer le surnom
Fuzzy-Wuzzy. dont la polysémie sert la contradiction ennemi/douceur que Kipling exprime dans le poème.

Après Kipling et sans doute d’après son poème, le mot a donné lieu à une comptine populaire à base de « tongue twister » ( virelangue) enrichi par la suite de Silly Willy le vers et Iddy Biddy la souris :
"Fuzzy Wuzzy was a bear
,

 Fuzzy Wuzzy had no hair,

 Fuzzy Wuzzy wasn’t really fuzzy, 
Was he?"

T
raductions :
— de A. Savine et M. George-Michel
, Les Chansons de la chambrée, L’Edition Française Illustrée, 1920 (voir plus bas).
de Jules Castier, Kipling, Poèmes choisis par T.S.Eliot, Robert Laffont, 1949. (voir plus bas)
— de Dominique Petitfaux, Kipling, poèmes illustrés par Hugo Pratt, Le Tripode 1996 "Fuzzy-wuzzy" est traduit par "Crépu-Crépé" qui a l’avantage de faire entendre à la fois le sens premier et le jeu de son.


On peut enfin souligner que le poème entre dans la représentation kiplingienne du « digne ennemi », « l’égalité » et le respect, ici la camaraderie, entre les « hommes forts » qui peut conduire à une inversion des sentiments et des rôles. C’est ici le soldat britannique qui décerne le brevet de valeur militaire à l’ennemi vaincu, qui célèbre ses stratégies, sa valeur, son courage, inversant aussi le vocabulaire, l’ennemi devenant un gaillard , un petit canard, un agneau… ( sur ce thème voir les poèmes : The Ballad of East and West, The Ballad of Boh Da Thone, The Captive, France )

Version chantée par Reinald Werrenrath en 1916, Michael Halliwell & David Miller (Baryton Piano)


Paythan, Zoulous, Birmans : peuples combattus en Afghanistan, (Pachtoune, bataille du col de Khyber), Afrique du Sud (.Zoulous puis Boers) et Birmanie.
Joué le chat et le banjo : expression obscure même pour les spécialistes, invention de Kipling, ou argot de soldat très local ? L’idée générale c’est que les Britanniques ont souffert…
« Pauvre païen plongé dans les ténèbres » citation d’un célèbre prédicateur dont les sermons étaient publiés, par opposition aux peuples choisis par Dieu. C’est donc une référence populaire qui fait partie de la culture du soldat narrateur.
«  A un mille de distance » allusion à la précision redoutable des tirs Boers.
Impi Zoulou : unité de l’armée Zoulou qui infligea de svères défaites à l’armée britannique.
Martini(-Henry) Fusil de l’armée britannique, bien supérieur à l’armement ennemi.
Briser le carré : Elément central de la stratégie et de la fierté militaire britannique depuis les guerres napoléoniennes et un certain Waterloo. Deux fois les Fuzzy-Wuzzy ont pu le briser, ce qui entraine l’admiration du narrateur pour ces "sauvages" capable de dérégler la perfection militaire anglaise
.

Fuzzy-Wuzzy

Nous avons combattu bien des hommes au-delà des mers,
Et certains étaient braves, d’autres ne l’étaient pas :
Les Pathans, les Zoulous et les Birmans ;
Mais le Fuzzy était le meilleur du lot.
Et il nous a tout fait payer comptant:
Il se cachait dans les broussailles et coupait les jarrets de chevaux,
Il a taillé en pièces nos sentinelles à Suakim,
Et il a joué le chat et le banjo avec nos troupes..

Alors, à ta santé, Fuzzy-Wuzzy, chez toi au Soudan ;
Tu es un pauvre païen plongé dans les ténèbres, mais un combattant de premier classe;
On te remettra ton certificat, et si tu veux qu’on le signe,
On viendra jouer avec toi dès que tu en auras envie.

On a tenté notre chance dans les collines du Khyber,
Les Boers nous ont mis K.O. à un mile de distance,
Les Birmans nous ont donné la fièvre sur l’Irrawaddy,
Et un impi zoulou nous a magistralement servi
Mais tout ce qu’on a jamais obtenu de la part de ceux-là
Etait de la petite bière comparé à ce que les Fuzzy nous ont fait avaler ;
On a sacrément tenu bon, disent les journaux,
Mais homme contre homme, le Fuzzy nous surpassait complètement.

Alors, à ta santé, Fuzzy-Wuzzy, ainsi qu’à celle de ta femme et de ton gamin ;
Nos ordres étaient de te briser, et bien sûr, on est venu et on l’a fait.
On t’a arrosé de martinis, et c’était pas vraiment juste ;
Mais malgré tous les obstacles dressés contre toi, Fuzzy-Wuz, tu as brisé le carré.

On a tenté notre chance dans les collines du Khyber,
Les Boers nous ont mis K.O. à un mile de distance,
Les Birmans nous ont donné des frissons sur l’Irrawaddy,
Et un impi zoulou nous a vraiment mis une raclée :
Mais tout ce qu’on a jamais subi de la part de ces gens-là
N’était rien comparé à ce que les Fuzzy nous ont fait avaler ;
On a tenu bon, disent les journaux,
Mais homme contre homme, le Fuzzy nous a mis K.O.

Alors, à ta santé, Fuzzy-Wuzzy, ainsi qu’à celle de ta femme et de ton gamin ;
Nos ordres étaient de te briser, et bien sûr, c’est ce qu’on a fait.
On t’a frappé avec les Martinis, et c’était pas vraiment juste ;
Mais malgré tous les obstacles, Fuzzy-Wuz, tu as brisé le carré.

« Il n’a pas de papiers à lui,
Il n’a ni médailles ni récompenses,
Alors nous devons attester du talent dont il a fait preuve
Dans le maniement de ses longues épées à deux mains :
Quand il surgit et disparaît à travers le bush,
Avec son bouclier en forme de cercueil et sa lance-pelle,
Et une joyeuse journée passée avec Fuzzy à l’assaut
Suffira à un Tommy en forme pour toute une année.

Alors, à ta santé, Fuzzy-Wuzzy, et à celle de tes amis qui ne sont plus,
Si nous n’avions pas perdu certains de nos camarades, nous t’aiderions à les pleurer ;
Mais donner et recevoir, est notre évangile, et nous dirons que le marché est équitable,
Car si tu as perdu plus que nous, tu as mis à mal le carré !

« Il se précipite vers la fumée dès qu’on ouvre le feu,
Et, avant même qu’on ait compris, il nous taillade la tête ;
De son vivant, il n’est que sable brûlant et gingembre,
Et quand il est mort, en général, il fait semblant.
C’est un gaillard, c’est un petit canard, c’est un agneau !
C’est un idiot en caoutchouc indien en pleine frénésie,
C’est la seule chose qui se fiche complètement
d’un Régiment d’infanterie Britannique !

Alors, à ta santé, Fuzzy-Wuzzy, chez toi au Soudan ;
Tu es un pauvre païen plongé dans les ténèbres, mais un combattant de premier classe;
Et à ta santé, Fuzzy-Wuzzy, avec ta chevelure en forme de meule de foin —
Toi, grand gaillard noir et bondissant — car tu as rompu un carré britannique !

Fuzzy-Wuzzy
1
We've fought with many men acrost the seas,
An' some of 'em was brave an' some was not:
The Paythan an' the Zulu an' Burmese;
But the Fuzzy was the finest o' the lot.
We never got a ha'porth's change of 'im:
'E squatted in the scrub an' 'ocked our 'orses,
'E cut our sentries up at Suakim,
An' 'e played the cat an' banjo with our forces.

So 'ere's to you, Fuzzy-Wuzzy, at your 'ome in the Soudan;
You're a pore benighted 'eathen but a first-class fightin' man;
We gives you your certificate, an' if you want it signed
We'll come an' 'ave a romp with you whenever you're inclined.

2
We took our chanst among the Khyber 'ills,
The Boers knocked us silly at a mile,
The Burman give us Irriwaddy chills,
An' a Zulu impi dished us up in style:
But all we ever got from such as they
Was pop to what the Fuzzy made us swaller;
We 'eld our bloomin' own, the papers say,
But man for man the Fuzzy knocked us 'oller.

Then 'ere's to you, Fuzzy-Wuzzy, an' the missis and the kid;
Our orders was to break you, an' of course we went an' did.
We sloshed you with Martinis, an' it wasn't 'ardly fair;
But for all the odds agin' you, Fuzzy-Wuz, you broke the square.

3
'E 'asn't got no papers of 'is own,
'E 'asn't got no medals nor rewards,
So we must certify the skill 'e's shown
In usin' of 'is long two-'anded swords:
When 'e's 'oppin' in an' out among the bush
With 'is coffin-'eaded shield an' shovel-spear,
An 'appy day with Fuzzy on the rush
Will last an 'ealthy Tommy for a year.

So 'ere's to you, Fuzzy-Wuzzy, an' your friends which are no more,
If we 'adn't lost some messmates we would 'elp you to deplore;
But give an' take's the gospel, an' we'll call the bargain fair,
For if you 'ave lost more than us, you crumpled up the square!

4
'E rushes at the smoke when we let drive,
An', before we know, 'e's 'ackin' at our 'ead;
'E's all 'ot sand an' ginger when alive,
An' 'e's generally shammin' when 'e's dead.
'E's a daisy, 'e's a ducky, 'e's a lamb!
'E's a injia-rubber idiot on the spree,
'E's the on'y thing that doesn't give a damn
For a Regiment o' British Infantree!

So 'ere's to you, Fuzzy-Wuzzy, at your 'ome in the Soudan;
You're a pore benighted 'eathen but a first-class fightin' man;
An' 'ere's to you, Fuzzy-Wuzzy, with your 'ayrick 'ead of 'air -
You big black boundin' beggar - for you broke a British square!


§§§§§§§§§§§§§§§§


Traduction en vers de A. Savine et M. George-Michel, Les Chansons de la chambrée, L’Edition Française Illustrée, 1920

FUZZY-WUZZY
CORPS EXPÉDITIONNAIRE DU SOUDAN

NOUS avons combattu bien des hommes au delà des mers.
Et il y en avait qui étaient braves, il y en avait qui ne l'étaient point,
Le Paythan, et le Zoulou, et le Birman.
Mais le Fuzzy était le plus bel article du lot.
Nous n'avons jamais tiré de lui la valeur d'un demi-penny;
Il se cachait dans la brousse et coupait les jarrets à nos chevaux,
Et il descendait nos sentinelles à Souakim,
Et il jouait au chat et au banjo avec nos troupes.

Ainsi à votre santé à vous, Fuzzy-Wuzzy, qui avez votre foyer au Soudan.
Vous êtes un pauvre païen plongé dans les ténèbres, mais un guerrier de première classe pour le combat.
Nous vous en donnons le certificat, et si vous tenez à ce qu'il soit signé,
Nous irons faire une petite partie avec vous dès que vous en aurez fantaisie.

Nous avons couru notre chance parmi les montagnes du Kyber.
Les Boers nous descendaient tout bêtement à un mille.
Le Birman nous donne le frisson glacé de l'Irraouady,
Et un Impé zoulou nous assaisonna de la belle manière.
Mais tout ce que nous avons eu de gens comme ceux-là,
Ce n'était que pétarade à côté de ce que le Fuzzy nous fit avaler;
Nous tînmes bon, sacrebleu! les journaux le disent.
Mais, homme pour homme, le Fuzzy nous rossait.

Donc, à votre santé, Fuzzy-Wuzzy, et à vos dames et à votre petit.
Nous avions ordre d'en finir avec vous, et naturellement nous allâmes et nous le fîmes.
Nous vous avons arrangé avec des Martini, et ce n'était guère loyal.
Et malgré toutes les chances contre vous, Fuzzy-Wuzzy, vous avez enfoncé le carré.

Il n'a pas eu de journaux pour tartiner sur lui,
Il n'a reçu ni médailles ni récompenses.
Aussi est-ce à nous de certifier l'habileté qu'il a montrée
A manier ses longues épées à deux mains,
Tout en bondissant de tous côtés dans la brousse,
Avec son bouclier qui a la forme d'un cercueil et sa lance qui ressemble à une pelle ?
Un jour de bonheur avec Fuzzy lancé à l'attaque
Vaudra un an pour lasser un Tommy vigoureux.

Ainsi donc à votre santé, Fuzzy-Wuzzy, et à vos amis qui ne sont plus!
Si nous n'avions pas perdu quelques camarades, nous vous aiderions à les pleurer.
Mais donner et recevoir, c'est l'Évangile, et nous dirons que ce fut un juste échange.
Car, si vous avez perdu plus de monde que nous, vous avez bien diminué le carré.

Il se précipite vers la fumée quand nous lâchons notre tir par peloton,
Et avant que nous nous en doutions, il nous casse la tête,
Il est tout sable brûlant, tout gingembre quand il est vivant,
Et généralement quand il est mort, il fait semblant.
C'est une marguerite, c'est un petit lapin, c'est un agneau,
C'est un idiot en caoutchouc quand il s'amuse,
Et c'est le seul être qui se soucie comme d'un fétu
D'un régiment d'infanterie britannique.

Ainsi donc, à votre santé, Fuzzy-Wuzzy, en votre foyer du Soudan!
Vous êtes un pauvre païen plongé dans les ténèbres, mais un guerrier de première force.
Et c'est à vous que je bois, Fuzzy-Wuzzy, vous dont la tignasse est pareille à une meule à foin.
Grand coquin noir et bondissant, car vous avez enfoncé un carré britannique !

§§§§§§§§§§§§§§§§

Traduction en alexandrins rimés de Jules Castier, Kipling, Poèmes choisis par T.S.Eliot, Robert Laffont,1949

FUZZY-WUZZY
(Corps expéditionnaire du Soudan, campagnes du début.)

On s'est cognés avec bien des gars d'outre-mers,
Dont les uns étaient brav's, dont les autr's l'étaient pas :
Les Pathans, les Zoulous, et les Birmans divers,
Mais c'est l'Fuzzy qu'était l'plus épatant du tas.
Jamais i' n' nous lâcha, celui-là, d'un' semelle;
Dans la brousse, i' coupait les jarrets à nos ch'vaux;
A Suakim, hachant en douc' nos sentinelles,
Et malin comme un chat pour nous prendre en défaut.

A la tienn', Fuzzy-Wuzz, à ton pays, I'Soudan!
Nous t'donnons ton brevet, et si tu veux qu'on l'signe
T'es un bougre d'païen, mais un fier combattant!
On r'viendra rigoler l'jour où tu nous f'ras signe!

Dans les monts du Khaiber on a couru, pardi.
Les Boers nous ont sonnés à un mill' de distance.
L' Birman nous a baignés dans l'froid d'l'Irawaddy,
Et les impis zoulous nous ont m'nés à la danse:
Mais c' qu'i's nous ont fait voir, c'étaient des p'tits pruneaux
A côté de c' que l'Fuzz nous a fait fair' de bile;
On a pu t'nir le coup, à c'que dis'nt les journaux,
Mais, face à face, le Fuzz nous a flanqué la pile.

A la tienn', Fuzzy-Wuzz, à ta femme, à ton gosse!
On t'a mâté, bien sûr, car l'ordre était féroce,
A grands coups d'Martinis, c'est pas just', je l'confesse,
Mais t'as brisé l'carré, malgré tout' ta faiblesse.

I' n'a pas ses papiers bien en règle, - aucun' pièce;
On lui donn' pas d'médaill's, - pas d'citations en ch'min;
Alors, Dam', c'est à nous d'certifier son adresse
A s'servir de son sabr' qu'i' brandit des deux mains.
Bondissant dans la brousse avec sa forte lance,
Avec son bouclier façonné comme un' bière,
Un' journée avec Fuzz bien en form', qui s'élance,
Ça suffit à Tommy pour une année entière.

A la tienn', Fuzzy-Wuzz, aux tiens qui ne sont plus!
On les pleurerait bien, sans les copains perdus;
Mais c'est donnant, donnant, on s'est bien bagarré,
Et si t'as eu plus d'morts, t'as rompu notr' carré!

I' s'lanc' dans la fumée quand notr' salv' le défie,
Avant qu'on s'soit r'tourné, v'là son sabre sanglant!
Il est poivre enflammé pendant qu'il est en vie,
Et puis, quand il est mort, i' fait encor semblant!
C'est un as, c'est un zig, un agneau, et comment!
Un fou en caoutchouc, qui en prend à son aise,
C'est le seul être au mond' qui s'fiche éperdument
De tout un régiment d'bonne infant'rie anglaise!

A la tienn', Fuzzy-Wuzz, à ton pays, 1'Soudan!
T'es un bougre d'païen, mais un fier combattant!
A la tienn', Fuzzy-Wuzz, à la tête en broussaille,
Qu'as rompu notr' carré, en dépit d'la mitraille!
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