Le Général Joubert (1900)
The Friend >The Five Nations
Titre alternatif : The Death of Général Joubert
The Friend est un journal pour les troupes britanniques en Afrique du Sud, l'article parait à l'occadion de la mort du Général.
Le Général Piet Joubert (1834-1900) est un général boer, commandant général de la république du Transvaal en Afrique du sud. En 1880, il est le général en chef des forces boers contre les Britanniques. Candidat aux élections plusieurs fois battus par Kruger, partidan de la guerre
Kipling célèbre le courage de Joubert, à l’origine opposant à la guerre.
La glorification d’un général ennemi ne doit pas surprendre chez Kipling qui reprend souvent le motif du "digne ennemi." (voir sur ce thème The Ballad of East and West, The Ballad of Boh Da Thone ,The captive, Fuzzy-Wuzzy, France ).Sa qualité d’homme fort transcende toutes les oppositions et réunis les ennemis, cette fusion est ici annoncée, « forgée » dans le feu de la guerre comme l’a été le peuple anglais dans le poème The Anvil.
Traduction en vers de Jules Castier, Les cinq nations, Louis Conard 1820
Le Général Joubert
Avec ceux qui ont fait naître et déchaîné le conflit,
Il n’avait rien à voir, lui qui ne cherchait nul gain ;
Mais rusé, obstiné, il donna sa vie
Pour une cause perdue, sachant que ce sacrifice était vain.
Plus tard s’élèvera un peuple, sage et grand,
Forgé dans les feux ardents, uni par une guerre commune ;
Racontant les anciennes batailles sans haine —
Et son nom, le premier, passera du père au fils.
Il ne verra peut-être pas l’assaut de notre avant-garde
Dans la ville condamnée, lorsque nous en aurons fini ;
Pourtant, au-dessus de sa tombe — cette tombe qui abrite un homme —
Nos canons à la voix grave répondront encore une fois aux siens !
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Traduction en vers de Jules Castier, Les cinq nations, Louis Conard 1820
LE GÉNÉRAL JOUBERT
(Mort le 27 mars 1900.)
Avec les déchaîneurs de la lutte et l'envie
Il n'eut point de part, lui, qui ne chercha nul gain;
Mais, subtil, immuable, il fit don de sa vie
A la cause perdue, en sachant le don vain.
Plus tard viendra le jour qu'un grand peuple se lève,
Forgé dans les grands feux, aux combats de jadis,
Qui, sans haine, dira ses luttes et son rêve,
Et son nom, le premier, ira de père en fils.
Il n'arrêtera point notre garde qui somme
La cité qui verra la fin des jours anciens;
Mais par-dessus sa tombe—tombe où dort un homme—
Nos canons tonneront en répondant aux siens!
§§§§§§§§§§§§§§§§
General Joubert
With those that bred, with those that loosed the strife,
He had no part whose hands were clear of gain;
But subtle, strong, and stubborn, gave his life
To a lost cause, and knew the gift was vain.
Later shall rise a people, sane and great,
Forged in strong fires, by equal war made one;
Telling old battles over without hate—
Not least his name shall pass from sire to son.
He may not meet the onsweep of our van
In the doomed city when we close the score;
Yet o’er his grave—his grave that holds a man—
Our deep-tongued guns shall answer his once more!
Posted In Afrique du sud, Angleterre, Anglais, Empire, Guerre, Armée, Soldats, Presse, The Five Nations,
Laisser un commentaire